Présentation du VCOAM

Celestin MukandaCélestin Mukanda a fondé, en 1981, le Club Sportif Municipal de Villepinte (CSMV) section Viêt Võ Dao. En décembre 2002, il prit le nom de Villepinte Club Omnisports et Arts Martiaux – VCOAM. De son giron, sont nés de grands champions, parfois internationaux et ont fait de Villepinte une renommée en matière de Viêt Võ Dao, art martial qui allie à la fois technique et combat.

C'est en 1974 que Célestin Mukanda fait du Viêt Võ Dao pour la première fois. Originaire de la République démocratique du Congo, il arrive à Villepinte en 1980 en tant qu'éducateur scolaire spécialisé au Centre d'aide par le travail (CAT). Il fait découvrir notamment, aux personnes handicapées, les arts martiaux, parmi lesquels le Viêt Vo Dao dont il est ceinture noire. En 1981, il décide d'ouvrir son propre club. La première année, ils ne sont que quatre, mais rapidement le club s'agrandit. « Mon ami Bernard Virginie m'a rejoint pour entraîner les jeunes, puis nous avons demandé le concours de maîtres parisiens pour faire des démonstrations à Villepinte. Nous faisions du bénévolat, nous ne demandions que 40 francs aux jeunes pour leur licence » raconte Célestin. En 1983, les deux professeurs du club, Célestin Mukanda et Bernard Virginie, élèves du Maître Luc Van Tan, supervisés par le Maître Ly Sary, se rendent à Toulon participer aux championnats de France. Un succès : ils reviennent avec deux médailles d'or. « Cela a impressionné, Guy Sotin, alors secrétaire du CSMV, qui n'a pas tardé à inscrire ses deux enfants dans le club. Il est devenu le deuxième président du club, le premier étant moi-même. Guy Sotin a fait beaucoup de publicité pour le club » raconte Célestin. A partir de là, le club ne se désemplit plus, allant très rapidement jusqu'à 250 adhérents. « En 1985, nos élèves étaient tellement doués qu'ils ont ramené au club de nombreux prix et trophées. Parmi eux, Emmanuel Ntoh, Gilles Calao, Chouaïbou Konaté ou encore Fabrice Ondo. On peut dire que Villepinte a donné le ton à tous les clubs de l'époque, nous étions très sollicités et nous avons élevé le niveau des combattants » se souvient le maître.

Après le départ de Bernard Virginie, les premiers combattants formés, devenus ceinture noire à leur tour, forment les jeunes élèves. En 1986, un club pour enfants de 6 à 15 ans est créé, animé par Fabrice Ondo, puis par Stéphane Simon. En 1991, le club s'agrandit encore avec une section pour les femmes. Parmi elles, une recrue de talent, Emmanuelle Barré, qui découvre le Viêt Võ Dao à l'âge de 14 ans et devenue depuis régulièrement championne de France, vice-championne du monde en 2009 et championne du monde en 2013. Simon Jacquet, un ancien élève, et Emmanuelle Barré animent une section de VoDao'Fit qui remporte un vif succès chaque samedi de 16h à 17h30 au gymnase Infroit. En 2003, Célestin Mukanda prend sa retraite (mais reste conseiller), remplacé au pied levé par Simon Jacquet, mais la relève est assurée. Le club comporte alors 80 adhérents, surtout des enfants, de plus en plus nombreux à être passionés par le Viêt Võ Dao, une philosophie de vie autant qu'un art martial. « Ma devise : « être fort pour être utile ». J'étais très sévère : un élève pouvait être expulsé du club au moindre méfait. Travailler sur ses défauts, éliminer sa colère pour s'améliorer, pour aider les autres, se connaître soi-même, tel est le credo du Viêt Vo Dao. Le club est devenu comme une famille où chacun se sent bien. Je travaille désormais les forces intérieures. L'autre est mon entraîneur psychologique, s'énerver n'arrange rien », précise Célestin Mukanda, serein. Le symbole du club n'est d'ailleurs pas pour rien une main sur le coeur : « quand on a la main sur le coeur, on ne peut pas frapper. Les jeunes qui s'inscrivent ici deviennent responsables de ce qu'ils sont. Ils partiront d'eux-même pour s'ouvrir aux autres ». Depuis 1983, le club le prouve en faisant toutes sortes de démonstrations aux Espaces V Roger Lefort pour soutenir des causes et des associations, comme les femmes battues, la lutte contre le Sida, le CCAS, les jeunes handicapés. Nous faisions beaucoup de démonstrations pour aider certaines associations à qui nous reversions l'ensemble des recettes. Les Maîtres Luc Van Tan et Sudorruslan y ont beaucoup contribué. Ils ont aidé le club à se développer. Un hommage tout particulier au Maître Chea Sarak, grâce à lui, Villepinte a élevé son niveau de combativité qui a obligé tous les clubs à le suivre. Tous les Villepintois qui participaient aux championnats étaient craints... Ils étaient admirés.

 

Source : extrait de Célestin Mukanda, la force tranquille du Viêt Vo Dao. Villepinte Citoyenne, octobre 2010, n°24, p.16.

Chaque enfant apprend par l'exemple

S'il vit entouré de critiques,
il apprend à blâmer.
S'il vit entouré d'hostilité,
il apprend à être agressif.
S'il vit entouré de moquerie,
il apprend à être timide.
S'il vit entouré de honte,
il apprend à se sentir coupable.
S'il vit entouré de tolérance,
il apprend à être patient.
S'il vit entouré d'encouragement,
il apprend à agir.
S'il vit entouré d'éloges,
il apprend à complimenter.
S'il vit entouré de probité,
il apprend à être juste.
S'il vit entouré de sécurité,
il apprend à faire confiance.
S'il vit entouré d'approbation,
il apprend à s'accepter.
S'il vit entouré d'amitié,
il apprend à aimer la vie.

Dorothy Law Nolte, 1954